__Pendant un court instant, tout était différent. On prend une photo pour figer cette perfection, ce moment heureux à perpétuité et au final, cette seconde passée, on crée une nostalgie indéfinissable. On appuie sur le déclancheur et une fois l'ennivrement terminé, on retourne à la vie simple. Pourtant, quinze secondes ou tout s'était enfin établie, un instant profond, ou l'on devient sourd et aveugle à toute chose, ou le temps s'arrête, le mouvement se fige, et chaque chose, chaque muscle, chaque foulée est ressentie par mille. Le mécanisme parfait. On ressend cet équilibre infinie entre l'un et l'autre, cette connivence extrême. Et la vie a repris son cours.


